Votre navigateur ne supporte pas JavaScript et vous n'avez pas accès à toutes les fonctionnalités du site.
Veuillez vérifier que JavaScript est bien activé sur votre navigateur.

08 février 2019

En février dernier, le CKC3R a reçu la visite de Noémie Gontier, étudiante en Master 2 Environnement Territoire et Acteurs (ETA) à l'Université Rennes 2, pour une réunion riche en informations.

Dans le cadre de la rédaction du Plan Climat-Air-Energie Territorial (PCAET) de la Communauté de communes Bretagne Romantique, 11 étudiants de l'Université Rennes 2 en master d'environnement sont actuellement missionnés pour étudier la vulnérabilité du territoire face au changement climatique.

PCAET - Noémie Gontier à la base nautique de Saint-DomineucQuel rapport avec le CKC3R, me direz-vous ? L'un des volets de ce travail, dont Noémie Gontier a la charge, consiste à étudier la vulnérabilité des milieux aquatiques et des activités qui en dépendent, notamment  les activités de loisirs. Mais surtout les kayakistes, tout comme les pêcheurs, sont des observateurs incontournables des milieux aquatiques. Merci à Philippe, notre secrétaire adjoint et spécialiste de l'environnement, de s'être joint à la réflexion.

 

 

Un constat s'impose...

 

Le canal d'Ille-et-Rance, comme le Linon, sont en mauvais état, fragilisés par :

  • Elodée dense (egeria densa)L’eutrophisation (enrichissement en matière organique, éléments nutritifs).

  • Les aménagements passés (rectification des rivières, goudronnage des berges,…).

  • L'introduction d’espèces végétales (élodée, anémone du japon, , ...) et animales (écrevisse, ragondin, vison, perche canadienne, …).

  • Le manque d’entretien des berges, ou au contraire leur entretien trop "radical".

 

Il ne faut cependant pas nier certaines améliorations :

  • L’épuration a progressé.

  • Le recul de la zone cultivée de 5 m le long du réseau hydrographique.

  • Le comportement plus civique de la population à l'égard de ses déchets courants.

  • L’évolution des normes phytosanitaires et environnementales.

Et comme dans la nature rien n'est jamais simple, un même élément peut avoir un effet à la fois négatif (ex: élodée envahissante empêche la circulation, augmente les dépôts, ...) et positif (oxygène l’eau, limite la turbidité, ...).

 

Et l'impact du changement climatique dans tout ça ?

 

C'est indéniablement un sérieux facteur d'aggravation et d'accélération des dégradations actuelles des milieux aquatiques.

  • Pullulation de cyanobactéries (inflorescences), dynophycées, …

  • Prolifération des élodées denses (egeria densa).

  • Envasement.

  • Diminution et variations brutales de la hauteur d’eau.

  • Indisponibilité de l'eau en été.

Faucardage sur le canal d'Ille-et-RanceEt il ne suffit malheureusement pas de s'attaquer aux symptômes. Extraire la vase du lit d'un cours d'eau, c'est aussi détruire des milliers de frayères qui participent à l'équilibre du milieu.

 

 

 

 

 

Quels risques pour nous-autres kayakistes ?

 

Tout cela représente un danger sérieux et à très court terme sur la pratique du kayak sur le canal, en étang ou en rivière, notamment sanitaire pour les pratiquants. Pour preuve, le Conseil Régional de Bretagne projetterait d'interdire purement et simplement l'accès à certaines parties de la Vilaine, infectées par des algues toxiques.

L'envasement et la prolifération des algues, même non toxiques, renvoient aux usagers une image négative du canal. Certains offices du tourisme anglais déconseilleraient même depuis plusieurs années la circulation sur le canal entre Evran et Tinténiac !

 

Lire les articles de Ouest France Les algues menacent l'équilibre de la Vilaine et L’herbe d’aquarium envahit la Rance.

 

Bon, et après ?

 

Noémie Gontier à la base de canoë-kayak de Saint-DomineucÀ terme, les résultats de cette étude devraient être disponibles depuis le site web de la Communauté de communes Bretagne romantique ainsi, espérons-le, que le plan d'actions.

En attendant, d'autres études connexes sont en cours, comme l'enquête IDEA dont vous avez été destinataire en tant qu'adhérent à un club affilié FFCK. Au programme : "L’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) et Santé publique France avec le soutien du Comité Régional Bretagne Canoë Kayak et l’Agence régionale de santé (ARS) Bretagne réalisent une enquête sur les connaissances, perceptions, attitudes et pratiques des licenciés de sports en eau douce en Bretagne. Seront plus particulièrement abordés les risques sanitaires des sports en eau douce afin de fournir des pistes d’amélioration en matière de prévention."

Si vous ne l'avez pas encore fait, il est tant de cliquer sur ce lien pour répondre à l'enquête (lien valable seulement du 28 au 30 mars 2019).

 

This browser does not support PDFs. Please download the PDF to view it: Download PDF.